gadou_bis a écrit : ↑19 mars21, 09:26
Peu importe. Changement, déguisement, transformation, absorbtion, etc.. etc... Tous ces termes indiquent un passage d'un état vers un autre et non pas une création.
Et moi, je m'attendais à ce que le terme qui indique qu'une personne qui n'existait plus existe à nouveau, n'exprime pas une idée de continuité.
(Mis à part le passage de l'état de cadavre à l'état de ressuscité, où évidement il y a continuité)
Je vais te fournir une longue réponse détaillée dans laquelle je vais prendre le temps de t'expliquer un à un tout un nombre d'éléments de l'argumentation de Paul.
Ne réponds pas avant que j'ai fini ce qui va me prendre plusieurs heures certainement.
Car la vraie question que tu poses concerne la nature de l'âme dans cette affaire et surtout de comprendre si Paul imagine que quelque chose pourrait subsister à la mort, quelque chose qui conserve soit une certaine vie, soit autre chose de plus subtil.
La première chose à comprendre quand on veut étudier un texte, qu'il soit biblique ou non, c'est que le contexte est capital.
On ne développe pas les mêmes arguments lorsqu'en face de nous nous avons un juif, un athée, un bouddhiste, un chrétien, et ce qui vaut pour nous vaut pour ceux à qui Paul a adressé la lettre aux corinthiens.
Le meilleur exemple est la lettre aux hébreux où un non juif, même chrétien, a certainement du galérer un moment avec ces histoires de temples, de prêtres et de sacrifice puisque évidemment, seuls les chrétiens juifs captaient facilement ces arguments.
Je vais beaucoup te parler de la lettre aux Corinthiens. Que savons nous de ces individus.
Ils sont chrétiens, beaucoup sont juifs de naissance mais pas tous puisque Corinthe est en Grèce. Ce sont des chrétiens appelés qui ont donc reçu de Dieu l'esprit saint qui valide leur onction. Ce sont donc des nés de nouveau, en tout cas ceux qui ont atteint la maturité spirituel pour l'être.
Paul ne les infantilise pas, il ne choisit pas un langage qui semblerait simpliste à ceux qui maîtrisent le christianisme depuis longtemps, ce qui signifie que Paul les considère capable de comprendre facilement toute son argumentation.
Bref, les corinthiens sont des chrétiens appelés , bien au courant de la foi chrétienne qu'il maîtrise même s'ils ont besoin que Paul recadre certains enseignements.
Une fois que nous avons ce contexte, nous allons pouvoir étudier ce que dit Paul, et surtout comment il le dit car la méthode peut en dire beaucoup plus qu'on ne croit sur l'enseignement.
C'est pour cela que je t'ai déjà expliqué, gadou, qu'un texte isolé du contexte peut conduire à une erreur.
Voici le texte de 1 Cor 15: 1
- Frères, je vous rappelle la bonne nouvelle que je vous ai annoncée, que vous avez acceptée et pour laquelle vous avez pris parti. Par le moyen de cette bonne nouvelle que je vous ai annoncée, vous êtes aussi en train d’être sauvés si vous y restez attachés, à moins que vous ne soyez devenus croyants pour rien
Voilà qui confirme mon introduction. Les corinthiens destinataires de cette explication sont bien des chrétiens qui se sont engagés en pleine connaissance de cause après une formation prodiguée par Paul lui-même. Nous n'avons pas affaire à des nouveaux ou à des ignorants de la doctrine chrétienne.
Paul poursuit :
- Parmi les premières choses que je vous ai transmises, il y a ce que j’ai reçu moi aussi : Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, il a été enterré et il a été ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, et il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Après cela, il est apparu à plus de 500 frères à la fois, dont quelques-uns se sont endormis dans la mort, mais dont la plupart sont encore parmi nous. Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. 8 Et, en tout dernier lieu, il m’est apparu à moi aussi, comme à quelqu’un qui est né avant terme.
Dans cette partie de son argumentation Paul pose les bases dont il aura besoin pour répondre plus tard à une question. Ainsi Paul a besoin de démontrer que la résurrection de Jésus ne souffre d'aucun doute. Il y va chronologiquement depuis Céphas jusqu'à lui.
Ces arguments sont percutants car il indique que beaucoup de témoins de la résurrection de Jésus vivent encore et il se pose lui-même, Paul, en qui les corinthiens ont une immense confiance, comme le dernier à avoir constaté la résurrection du Seigneur.
- En effet, je suis le plus petit des apôtres, et je ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’assemblée de Dieu. 10 Mais je suis ce que je suis par la faveur imméritée de Dieu. Et la faveur imméritée qu’il m’a accordée n’a pas été inutile, car j’ai travaillé plus qu’eux tous, enfin, pas moi mais la faveur imméritée de Dieu qui est avec moi. 11 Mais que ce soit moi ou eux, c’est ainsi que nous prêchons et c’est ainsi que vous avez cru.
Ici Paul parle de la valeur de son propre témoignage. Certes, il a été un ennemi des chrétiens, mais il déclare qu'il a été choisi par Dieu par faveur imméritée et que le témoignage de tous les témoins de la résurrection, lui inclus, est unanime : la résurrection est bien ce que prêchent tous ceux qui l'ont vu.
- Maintenant, si nous prêchons que Christ a été relevé d’entre les morts, comment se fait-il que certains parmi vous disent qu’il n’y a pas de résurrection des morts ?
Voici donc la raison de tout ce préambule. Certains nient la possibilité d'une résurrection. Notez bien que cette négation porte sur la résurrection en général, sur le fait que ce soit possible, et non pas sur la résurrection de Jésus en particulier. Pour eux, ressusciter n'est pas possible.
- Si vraiment il n’y a pas de résurrection des morts, alors Christ n’a pas été ressuscité
Paul applique ici son argument massue.
Nous sommes chrétiens, nous savons que Jésus a été ressuscité et pourtant certains disent que ressusciter est impossible. Cela revient à dire que Jésus non plus n'a pas été ressuscité !
- Et si Christ n’a pas été ressuscité, notre prédication est inutile, et notre foi aussi est inutile. Et il se trouve même que nous sommes de faux témoins de Dieu, puisque, si les morts ne doivent pas être ressuscités, nous faisons un faux témoignage contre Dieu en disant qu’il a ressuscité le Christ, alors qu’il ne l’a pas ressuscité. Donc, si les morts ne doivent pas être ressuscités, Christ non plus n’a pas été ressuscité. Et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est inutile ; vous restez dans vos péchés
Paul poursuit son raisonnement en développant 2 fois de suite la même idée.
Si ressusciter est impossible, alors nous croyons pour rien, nous sommes même en train de mentir contre Dieu en disant que Jésus a été ressuscité.
Reconnaissez que ces arguments ne peuvent être pertinent que si, en face de lui, Paul discute avec des chrétiens .
Vous me voyez dire cela à un athée ?
- Quant à ceux qui se sont endormis dans la mort en union avec Christ, ils ont disparu pour toujours.
Lu comme cela, sans creuser ce que Paul veut dire, nous pourrions passer à côté d'une idée capitale.
Paul explique que si Jésus n'avait pas été ressuscité, ceux qui ont cru en lui avant de mourir l'ont fait pour rien, sous entendu qu'ils ne seront pas ressuscité non plus. Et Paul ajoute l'argument qui tue (jeu de mot
)
ils ont disparu pour toujours.
C'est le grec
ἀπώλοντο qui est traduit ici par "disparu".
Le raisonnement de Paul est puissant. Il ne dit pas qu'ils ont simplement disparu, car c'est ce qui arrive à tous les morts qu'il y ait ou non résurrection, il dit qu'ils ont disparu pour
toujours.
La différence entre
avec résurrection et
sans résurrection, c'est donc pour Paul, le mot "
toujours".
Et que signifie le mot ἀπώλοντο ? il a pour sens "disparaître", mais pas dans le sens d'être caché, de ne plus être vu, mais dans celui d'être détruit, anéanti, que rien ne reste. 1 Cor 10:10.
et ils ont été tués par le destructeur
Au final, que nous apprend cette petite phrase :
ils ont disparu pour toujours. Tout simplement qu'au lieu d'être détruit un temps, ils le seront toujours.
Ce qui amène l'enseignement qu'à la mort, on est bien détruit et que si la résurrection n'avait pas lieu, ce serait pour toujours.
Voilà qui ne milite pas pour une survie, quelque part, de quoi que ce soit, car dans ce cas, le mot "détruit" ne serait pas approprié du tout.
- Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir en Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
La chance que nous avons avec Paul, c'est qu'il développe souvent une argumentation répétitive, ce qui signifie qu'il va présenter l'argument plusieurs fois sous des anges différents.
Que nous dit-il ici ? Que si la résurrection n'avait pas lieu, la seule vie qui se présenterait à nous, serait celle que nous vivons sur terre, en ce moment.
Difficile de concilier cette phrase avec l'idée d'une survie d'un élément qui continuerait à penser, puisque penser, c'est
vivre évidemment.
Idem pour l'idée selon laquelle cet élément serait comme anesthésié, car même anesthésié,
on reste vivant.
Ensuite, des versets 20 à 28, Paul va confirmer non seulement que Jésus a été ressuscité mais qu'en plus il est le premier, les prémices de ceux qui ressusciteront de la même façon que lui.
C'est au verset 29 qu'il revient sur sa démonstration.
- Autrement, que feront-ils, ceux qui sont en train d’être baptisés pour être des morts ? Si vraiment les morts ne doivent pas être ressuscités, pourquoi aussi sont-ils en train d’être baptisés pour être des morts ?
On peut tourner cette phrase dans tous les sens, à chaque fois, au final, nous retrouvons toujours la même idée.
C'est la résurrection ou la mort. Nulle place pour une 3ème option, la survie d'une "chose" inconnue et immortelle car dans ce cas Paul aurait écrit : pourquoi être baptisé pour survivre éternellement quand même, mais pas grâce à une résurrection.
L'idée est également importante, gadou, la question est bien entre tout (résurrection) ou rien (pas de résurrection).
- Et pourquoi nous mettons-nous en danger constamment ? Chaque jour je risque la mort. Et cela, mes frères, est aussi vrai que les raisons que j’ai d’être fier de vous en Christ Jésus notre Seigneur. Si, comme d’autres hommes, j’ai combattu contre des bêtes sauvages à Éphèse, à quoi cela me sert-il ?
Paul affine sa démonstration ici en disant :
a quoi sert-il d'être chrétien et de prendre tous les risques, si tout ce que nous faisons nous conduit à la même mort.
Toute la subtilité du message de Paul est ici. Il écrit à des croyants qui le sont et qui le restent. Le problème de ces chrétiens n'est pas de croire en Dieu ou non. C'est de croire ou non en la résurrection, par contre, pas de problème pour le reste.
Ils avaient développé une croyance en Dieu et en Jésus qui leur suffisait et qui n'incluait pas la résurrection, c'est tout.
C'est là que l'argumentation de Paul bouscule beaucoup d'a-priori . Si ces chrétiens ne croyaient pas en la résurrection, il fallait bien qu'il ait développé une alternative qui n'englobe pas la résurrection et donc un plan B, qui sans résurrection, restait satisfaisant.
Or Paul, par ces réponses, détruit dans l'œuf tout plan B conçu pour remplacer la résurrection : c'est, dit Paul, la résurrection ou la mort.. pas de plan B.
Or, le meilleur plan B ne serait il pas que tout ne meurt pas et qu'il y ait transformation ?
Cette hypothèse est incompatible avec l'argumentation de Paul car, si Paul y avait cru, elle viendrait détruire toute sa démonstration.
- Si les morts ne doivent pas être ressuscités, « mangeons et buvons, car demain il nous faudra mourir ».
Paul termine sur cette affirmation très forte.
Chacun comprend, après avoir lu ce qui précédait, que Paul était très sentencieux ici, ces mots partent comme des vérités incontestables.
Il dit aux chrétiens : si la résurrection n'est pas possible, il nous faudra alors
mourir, cette affirmation incluant la fin définitive et sans autre alternative de toute vie, de quelque nature qu'elle ce soit.
Elle serait stupide si Paul, en parallèle, se disait :
mouais, mais mon âme va quand même survivre et ailleurs qu'en enfer, donc ça vaut le coup d'être actif et chrétien quand même.. en fait je viens de dire n'importe quoi aux corinthiens ! mouarfff ! tant pis, c'était ma dernière page et il reste un chapitre à écrire , pas le temps de recommencer
Non, gadou, tu ne me feras pas douter un seul instant que Paul imaginait que la résurrection était un simple transfert qui annule toute notion de véritable mort de l'individu, sinon Paul se serait engouffré dans une autre explication que celle là qui peut se résumer par le verset 18.
- Quant à ceux qui se sont endormis dans la mort en union avec Christ, (et sans résurrection à venir), ils ont été détruits, pour toujours.
Ajouté 2 heures 12 minutes 16 secondes après :
Bien. Je reprends donc maintenant la suite de la démonstration que j'avais entamée.
Le premier message de ce fil que vous relirez si vous voulez comprendre la suite de cette explication , mettait en évidence que le texte grec de 1 Thess 4 permettait deux traductions possibles.
- Soit les morts en union avec Jésus ressuscitaient d'abord et attendaient les vivants pour monter au ciel tous ensemble, au même moment.
Soit les morts en union avec Jésus montaient d'abord au ciel et les chrétiens vivants les rejoindraient plus tard.
Deux visions différentes sur le temps de la parousie ou présence de Jésus.
Il convient donc d'examiner la façon dont Jésus a expliqué tout cela.
Mat 24
- « Dis-nous : quand ces choses auront-elles lieu, et quel sera le signe de ta présence et de la période finale du monde ? »
Deux questions, au final, sont posées à Jésus. Le texte ne dit pas
quel sera le signe de ta venue, mais
quel sera le signe de ta présence ce qui n'est pas la même chose en grec.
En d'autres termes le texte ne dit pas quel sera le signe que tu viens, mais quel sera le signe
que tu es là.
La suite du verset va dans le même sens. Jésus parle ici d'une période finale. Or une période est une durée déterminée.
Nous sommes donc plus certainement sur un laps de temps pendant lequel Jésus serait là, présent, et qui constituerait la période qui resterait au monde avant qu'il ne disparaisse.
Si nous restions dans cette définition, on comprend qu'il y aurait la place ici à une résurrection au début de la période et à un enlèvement des chrétiens oints vivants à la fin de la même période, tout cela dépendant de la durée de la période.
Jésus commence ainsi son explication.
- « Faites attention que personne ne vous égare, 5 car beaucoup viendront en se servant de mon nom et diront : “Je suis le Christ.” Et ils égareront beaucoup de gens. 6 Vous allez entendre parler de guerres et de nouvelles de guerres. Surtout, ne vous alarmez pas, car il faut que ces choses arrivent, mais ce ne sera pas encore la fin
Nous avons ici une mise en garde sur le fait que de faux christ apparaîtraient.
La suite du texte nous apprend :
- 7 « Car nation se dressera contre nation et royaume contre royaume, et il y aura des famines et des tremblements de terre dans un endroit après l’autre. 8 Toutes ces choses seront le début de grandes souffrances.
9 « Alors on vous persécutera et on vous tuera, et toutes les nations vous haïront à cause de mon nom. 10 Alors aussi beaucoup trébucheront, se trahiront les uns les autres et se haïront les uns les autres. 11 De nombreux faux prophètes apparaîtront et égareront beaucoup de monde. 12 Et parce que le mépris de la loi se répandra, l’amour de la plupart des gens se refroidira. 13 Mais celui qui aura enduré jusqu’à la fin sera sauvé. 14 Et cette bonne nouvelle du Royaume sera prêchée sur toute la terre, en témoignage pour toutes les nations, et alors viendra la fin.
Dans ce texte nous avons un début et une fin.
Au verset 8, les guerres, les famines et les tremblements de terre constituent le début de grandes souffrances alors que la fin est précédée du témoignage pour toutes les nations de la bonne nouvelle du royaume.
Or, à part les tremblements de terre, tout cela est constitué d'événements qui durent dans le temps.
Des guerres entre nations puis d'autres guerres entre royaumes sont des catastrophes qui durent, malheureusement.
De même pour les famines et encore plus pour la prédication de la bonne nouvelle du royaume à toutes les nations, proclamation confiées aux chrétiens. Le temps nécessaire pour réussir à proclamer partout le royaume est extrêmement long.
Nous constatons donc que la période finale des jours est donc constituée d'événements qui allongent cette période finale.
- Car alors il y aura une grande tribulation comme il n’y en a jamais eu depuis le commencement du monde et comme il n’y en aura plus. En effet, si ces jours-là n’étaient pas écourtés, personne ne serait sauvé. Mais à cause de ceux qui ont été choisis, ces jours-là seront écourtés.
Voici la fameuse Grande tribulation qui va rendre la période finale du monde extraordinairement terrible au point où la survie même de l'humanité serait compromise.
- « Aussitôt après la tribulation de ces jours-là, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus de lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances du ciel seront ébranlées. 30 Alors le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel, et tous les peuples de la terre se frapperont la poitrine en se lamentant, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuages du ciel avec puissance et grande gloire. 31 Et au son d’une grande trompette, il enverra ses anges, et ils rassembleront ceux qu’il a choisis, depuis les quatre coins du monde, d’un bout à l’autre du ciel.
L'erreur serait de confondre la période de la présence de Jésus qui a commencé au verset 7 avec les guerres "mondiales", avec le moment où il sera visible de l'humanité, pour rassembler et emmener les chrétiens oints restés vivants sur la terre.
Remarquez que c'est à ce moment là que l'hypothèse protestante situe la résurrection des oints, or nous n'avons, dans le texte, aucune allusion à ce qui serait tout de même, un événement extraordinaire et remarquable.
- Durant la présence du Fils de l’homme, les choses se passeront comme à l’époque de Noé. Avant le Déluge, les gens mangeaient et buvaient, les hommes se mariaient et les femmes étaient données en mariage, jusqu’au jour où Noé est entré dans l’arche ; et ils n’ont pas été attentifs, jusqu’à ce que le Déluge vienne et les emporte tous. Il se passera la même chose durant la présence du Fils de l’homme
Jésus nous aide beaucoup ici puisqu'il indique que l'attitude des gens, au moment du déluge, sera la même lors de sa présence.
Il a bien dit
"durant la présence" ce qui est capital et il décrit ensuite comment, au déluge, se sont comportés les gens.
Suivez ce raisonnement car il nous donne la réponse définitive quand à savoir si la présence de Jésus est à confondre avec son apparition dans le ciel au verset 30
Le mot "
durant" a tout son sens ici.
Jésus parle bien de la période où il serait là, présent Et ce qu'il décrit sur les gens de l'époque du déluge, est bien la description d'une vie quotidienne qui dure dans le temps. Ils mangeaient, buvaient, se mariaient sans s'apercevoir de ce qui se passait..
En précisant que le comportement des humains serait le même durant de sa présence, Jésus vient de nous dire que les humains ne verraient pas qu'il est là. Sa présence leur passerait inaperçue.
Mais souvenez vous du verset 30 qui décrit tous les humains, sans exception, qui se lamenteront en voyant Jésus apparaître dans le ciel.
Nous en concluons que l'apparition de Jésus dans le ciel ne peut pas être confondue avec sa présence qui la précède puisque lorsqu'il apparaît dans le ciel, le texte affirme que
tous les humains sur terre se lamenteront.
Soit ils se lamentent tous, soit ils ne s'aperçoivent tous de rien, mais ça ne peut pas être les deux à la fois.
De même, quand Jésus explique que les humains ne s'apercevront de rien, il ne peut pas parler du fait que Jésus serait visible, nous venons de prouver le contraire. C'est donc d'autres choses qu'ils ne s'apercevront pas. Forcément, et ces autres choses, dans le texte, ne peuvent être que les signes comme les guerres, les famines, les tremblements de terre, la prédication.
Seulement jésus dit bien qu'ils ne s'aperçoivent de rien
durant la présence, ce qui place ces événements dans le temps de la présence.
La seule solution est celle des TJ. La parousie de Jésus a lieu suffisamment de temps avant qu'il ne soit vu dans le ciel, assez de temps pour que la bonne nouvelle du Royaume soit proclamée sur toute la terre, ce qui, et vous pouvez faire confiance aux TJ, grands spécialistes de cette activité, demande beaucoup de temps.
Dès lors où nous savons maintenant que la présence de Jésus ne peut pas être confondue avec le moment où il vient chercher les chrétiens oints vivants sur la terre, nous comprenons que la résurrection des chrétiens oints a pu se faire au début de cette présence alors que l'enlèvement des chrétiens vivants est décrit à l'ultime fin de cette présence.
Il y a donc la place pour deux opérations distinctes dans le temps. La résurrection puis, plus tard, l'enlèvement des oints vivants.
La lecture TJ de 1 Thess 4 est donc tout à fait possible. Revoici le texte grec original, en noir, et en rouge 3 mots seulement qui en facilitent la compréhension.
ensuite nous survivants nous serons finalement ensemble avec eux en étant enlevés à travers nuage rencontre notre Seigneur dans les airs ..
Cette lecture indique que les survivants rejoindront finalement les morts,
déjà ressuscités au ciel, et que cela se fera par un transfert au ciel vers Jésus quand il viendra chercher les survivants.
Nous avons également établi, en 1 Cor 15, que le corps qui attend les oints est un corps céleste, du même type, immatériel, que celui, dit le texte, des célestes, référence aux anges, nous comprenons qu'une résurrection sur terre, pour récupérer un corps matériel, n'a pas de sens.
Ce texte est perfectible.
Ajouté 1 heure 34 minutes 55 secondes après :
Résumons nos recherches.
Dans un premier temps, nous avons établi que le texte grec de 1 Thess 4 permet deux traductions.
- Soit le texte indique que les morts et les survivants monteront tous ensemble, en même temps au ciel avec Jésus.
Soit le texte indique que les survivants seront finalement ensemble avec les ressuscités après avoir été emmenés (eux seuls) par Jésus.
Le texte permettant ces 2 options, c'est ailleurs qu'il faut trouver la réponse.
Nous avons ensuite examiné la prophétie de Mat 24 et établi de façon absolument évidente qu'il ne faut pas confondre la "présence" de Jésus avec sa "venue".
En effet, la "présence" de Jésus est définie comme passant complètement inaperçue (Mat 24:37-39) pour les humains, alors que sa "venue", qui arrive à la fin de sa "présence" a pour effet que toutes les nations, sans exception, se lamentent en le voyant.( Mat 24:30 ).
Il apparaît donc évident, que la venue n'arrive qu'à la fin de sa "présence".
Nous pouvons aussi tirer une autre leçon.
En expliquant à l'avance que personne ne se rendrait compte de sa "présence", Jésus explique en fait que sa prophétie ne sera comprise que par les chrétiens et même qu'elle n'est faite que pour eux.
Et nous comprenons pour quelle raison puisque parmi les choses à faire pendant la "présence" de Jésus, figure la prédication du Royaume sur l'échelle de la terre entière, ce qui demande énormément de moyens en hommes et en moyens de communication.
Il fallait donc que Jésus prévienne à l'avance ces chrétiens qu'il était là, présent, et qu'ils devaient se mettre au travail.
Voilà qui accentue encore l'idée que la "présence" de Jésus débute avant sa venue puisqu'une activité mondiale doit se faire pendant cette "présence".
Viens ensuite ce texte :
- « Qui est donc l’esclave fidèle et avisé que son maître a établi sur ses domestiques pour leur donner leur nourriture au bon moment ? Heureux cet esclave si son maître, quand il viendra, le trouve en train de faire ainsi ! 47 Vraiment je vous le dis, il l’établira sur tous ses biens.
Nous sommes toujours dans le cadre de la même prophétie sur la présence de Jésus puisque Jésus reste, avant et après ce texte, sur ce sujet là.
Nous apprenons que Jésus a choisi d'organiser quelque chose, de choisir parmi ses domestiques, et pendant sa présence, d'autres domestiques ou esclaves pour donner à tous la nourriture en temps voulu.
Evidemment, il ne s'agit pas d'une banque alimentaire, Jésus faisant allusion, sans aucun doute, à une nourriture de l'esprit.
Il faut donc s'attendre, pendant la présence de Jésus, à voir sur terre une communauté se charger de nourrir l'esprit de l'ensemble des chrétiens avec un lien étroit avec la mission décrite en Mat 24:14 qui consiste à prêcher la bonne nouvelle du royaume partout.
Voilà qui nous conforte dans l'idée que la "présence" doit durer suffisamment de temps pour faire tout cela.
J'ai lu ce commentaire sur un blog anti-TJ.
- Elle (l'explication TJ) ne respecte pas la cohérence entre Matthieu 24:29-31 et 1 Thessaloniciens 4:15-17. En effet, en mettant ces deux textes en parallèle il est facile de se rendre compte que la "présence" ou venue du Christ n'a pas eu lieu en 1914 mais est encore à venir.
Nous venons donc d'y répondre : ce blog confond "
présence" et "
venue" et prend prétexte que Mat 24 indique que la venue de Jésus sera vue de tous les humains pour affirmer que la présence de Jésus n'a pas encore commencée.
Or, Jésus a bien spécifié que si sa venue serait visible de tous, sa "présence" elle, passerait inaperçue.
Elle peut donc avoir commencée en 1914 alors que la "
venue" serait encore à venir.
Toute l'explication de ce blog est donc à revoir avec son titre accrocheur
Témoins de Jéhovah : 6 fausses doctrines défaites en 3 versets
Et bien non, finalement...il faut que ce blog intègre l'idée que la présence n'est pas la venue, mais que la venue est un moment particulier, situé à la fin de la présence, tout à la fin.. son point ultime et final.